PlaniCom

Bienvenue sur PlaniCom.be

La prochaine session de formation se déroulera : lundi 26 mars, mardi 17 avril, mercredi 25 avril, vendredi 4 mai et mercredi 9 mai 2012. Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le projet

PlaniCom est un projet dont l'objectif est de mettre en place une offre de formations en matière de planification d'urgence et de gestion de crise.

Émanation du Spiral de l'Université de Liège, centre de recherche spécialisé depuis près d'une vingtaine d'années dans l'analyse des risques et les méthodes participatives, PlaniCom est un projet visant à développer des formations dans les domaines de l'identification, l'analyse, la gestion et la communication des risques. Depuis septembre 2010, l'Université de Liège travaille en partenariat avec l'Université catholique de Louvain - Mons. Le Certificat en gestion de crise et planification d'urgence est devenu interuniversitaire.

L'offre de formation

La première offre de formation mise en place à travers le projet PlaniCom est le Certificat interuniversitaire en gestion de crise et planification d'urgence. Conçu sur base d'une recherche de terrain (voir l'onglet « historique »), ce certificat a été spécialement développé afin de répondre aux besoins et aux obligations des communes en matière de gestion de crise et planification d'urgence. Le public auquel s'adresse prioritairement cette offre est donc celui des autorités locales, bourgmestres et échevins, des secrétaires communaux, des fonctionnaires communaux en charge de la planification d'urgence ou de la discipline 5 et de l'ensemble des acteurs pouvant être impliqués dans la planification d'urgence et la gestion de crise au niveau communal. En savoir plus sur la formation.

Le contexte actuel

Aujourd'hui plus que jamais, la responsabilité des acteurs publics locaux porte sur des domaines aussi variés que complexes. Les avancées technologiques des dernières décennies ont eu des impacts significatifs sur notre qualité de vie mais ont également contribué à créer de nouvelles menaces, des risques jusqu'alors inédits et qui peuvent survenir contre toute attente... En effet, nous vivons désormais dans une société caractérisée par une très forte connexion entre des activités jadis clairement séparées. Ces multiples liens d'interdépendance qui se sont tissés entre les différentes activités (sociales, économiques et autres) se sont également noués entre les risques. Il faut désormais faire face à une diversité et à une quantité de risques potentiels importantes. L'interconnexion des activités (et celles des risques) a progressivement fabriqué un véritable nœud gordien qui est à la source de ce qu'il conviendrait d'appeler une « ère de l'incertitude ». Dès lors, il est tout à fait compréhensible que la gestion d'un territoire et l'attention portée au bien-être de ses habitants se trouve mise en difficulté par l'importance des connaissances requises pour prendre les décisions les plus sûres et les plus bénéfiques pour l'ensemble des citoyens.

La législation


Conscient de cette réalité avec laquelle l'Etat lui-même doit jouer, le législateur  a décidé d'attribuer aux autorités locales (communales et provinciales) la  responsabilité des plans d'urgence et d'intervention pour leur territoire respectif.  L'Arrêté Royal du 16 février 2006 relatif aux plans d'urgence et d'intervention  cadre les obligations des communes et provinces et assigne à différents acteurs  des missions spécifiques. A travers cette démarche, le législateur vise à répondre  a un double objectif, à la fois face et revers d'une même pièce.

D'une part à assurer une distribution des tâches (mais aussi des responsabilités)  au sein des différents niveaux de pouvoir (communal, provincial et national) en  fonction de l'ampleur et de la nature des risques via la sensibilisation des  autorités locales à la nécessité d'agir sur les risques, d'autre part à maximiser  l'efficacité des plans d'urgences et d'intervention (qu'il s'agisse des démarches  de prévention ou des interventions elles-mêmes) en organisant une coordination  entre les acteurs des différents niveaux.

Pour ce faire, la Direction Générale Centre de Crise du Service Public Fédéral Intérieur a été chargée de produire un outil permettant aux autorités locales de  mettre en œuvre une analyse de risques sur leur territoire, outil qui prendra la  forme d'un guide. Celui-ci sera destiné à l'ensemble des communes et des provinces de Belgique et aura pour but de fournir les éléments de base minimums nécessaires pour entamer une étude des risques.

Partie prenante dans la réalisation de ce guide, le Spiral de l'Université de Liège a décidé de proposer aux autorités locales de mettre son expertise à leur service de façon indépendante. Riche de plus de 20 ans d'expérience, le Spiral souhaite subvenir de manière approfondie et personnalisée à des besoins concrets et spécifiques.

Pourquoi vouloir proposer un service indépendant ?

Deux raisons essentielles expliquent notre position. Tout d'abord, le guide en cours de production se devra d'être générique et polyvalent, qualités indispensables puisqu'il s'adresse à l'ensemble du royaume. La contrepartie de ces vertus étant que l'outil proposé ne sera pas toujours adapté aux spécificités locales ou à des données rares mais essentielles. La deuxième raison principale porte sur la nature de l'outil : là où un guide seul restera silencieux face aux interrogations de ses utilisateurs, l'accompagnement dynamique que nous proposons est le garant de l'interactivité fondamentale entre les autorités maîtrisant une connaissance du terrain et les experts maîtrisant une connaissance des méthodes et techniques.

Le service que propose le Spiral bénéficie également de son vaste carnet d'adresses. De par les recherches qui ont été menées en son sein, le laboratoire a pu bâtir un solide réseau de contacts, notamment avec des experts à même de fournir des solutions aux problèmes les plus pointus. Notre service comprend donc la mise en relation des autorités locales avec des personnes-ressources qualifiées et compétentes. Par ailleurs, la longue expérience du Spiral dans le domaine des méthodes participatives est garante d'échanges productifs et fructueux dans nombre de situations. Enfin, le Spiral dispose déjà d'une expérience en matière de formations à la gestion des risques et à la planification d'urgence. Ces formations sont des lieux d'échanges de connaissances à plusieurs titres : outre l'enseignement dispensé, elles sont un terrain propice aux rencontres entre personnes sensibles à la question des risques.

Pour conclure, nous ajouterons que les contacts d'ores et déjà pris avec des autorités locales nous ont permis d'apercevoir les difficultés qui se posent pour elles lors des tous premiers pas dans la planification d'urgence et l'analyse de risques, nous souhaitons dès à présent simplifier leur travail et leur garantir des résultats fiables et exploitables. C'est parce que les risques ignorent tout des contraintes de temps et de moyens qu'il importe d'agir avec efficience.

Université de Liège Spiral UCL – Mons Région Wallonne Communauté française de Belgique